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Cours d’eau et Débit Minimum Biologique

Dans le cadre des réflexions au sein des CLE sur la gestion quantitative de la ressource en eau et de ses interactions avec les besoins des milieux aquatiques, des questions sur les Débits Minimums Biologiques (DMB) ont émergé : Quels sont les enjeux ? Comment mobiliser les méthodes « DMB » pour permettre à la CLE d’initier une stratégie concertée de gestion quantitative de la ressource ? Comment interpréter les résultats ?

Des méthodes utilisables à 2 échelles (ouvrage et bassin versant) nécessitant un questionnement préalable

Une première réunion de travail s’est tenue le 11 octobre 2011 : des travaux scientifiques et des expériences de territoires bretons ont été exposées. Suite à cette première réunion et sur la base de l’analyse croisée des besoins des territoires et de l’état des lieux des connaissances et outils disponibles, il est apparu :

  • qu’il existait des confusions sur les outils associés au DMB (méthode microhabitats) et leur cadre d’utilisation,
  • qu’il était nécessaire d’avoir un questionnement préalable sur : « au fond, pourquoi faire un DMB ? »

En effet, les méthodes microhabitats peuvent être utilisées selon 2 approches :

1 – sur un ouvrage : pour définir un débit à réserver à l’aval ou au droit d’un ouvrage (démarche obligatoire),

Pour cette première approche, les éléments disponibles peuvent être immédiatement mobilisés par les territoires (cf. base documentaire et synthèse téléchargeables ci-dessus).

2 – sur un bassin complet : pour appréhender la gestion quantitative de la ressource, tout en intégrant la préservation des milieux.

Pour cette deuxième approche, les connaissances et les outils existent mais la démarche globale pour appréhender la gestion quantitative de la ressource doit être mieux formalisée. Cette démarche est à mettre en regard d’un enjeu fort pour les Commissions Locales de l’Eau : la conciliation des usages, tout en préservant la qualité biologique des cours d’eau, et notamment en période d’étiage.

 

+ d’informations

Réunion de travail du 11 octobre 2011 : lien vers les diapositives des interventions et le compte-rendu de la réunion

Analyse des connaissances scientifiques et outils disponibles pour répondre aux questions des territoires

Note de cadrage présentant les deux approches

Un guide pour appréhender la gestion quantitative de la ressource à l’échelle du bassin versant en intégrant la préservation des milieux

Pour élaborer ce guide des scientifiques ont étudié différents domaines thématiques: hydrologie, morphologie, habitats piscicoles, et ont travaillé à leur articulation. Le groupe technique constitué a basé ses travaux sur le cas du bassin Ellé/Isole/Laïta. Ces travaux conduits en collaboration avec les acteurs territoriaux, ont permis d’aboutir à la co-construction d’une démarche pour aborder, à l’échelle d’un bassin versant, la gestion quantitative équilibrée de la ressource en eau prenant en compte la vie piscicole. Cette démarche a été élaborée en cohérence avec les démarches de définition des débits « écologiques » développées aux échelles nationales et européennes.

Le résultat de ces travaux et la proposition d’une démarche intégrée pour la gestion quantitative de la ressource en eau ont été présentés lors d’une réunion qui s’est déroulée le 5 décembre 2013, regroupant les différents acteurs intéressés et/ou mobilisés dans le cadre de ce projet. Un séminaire « sciences et décision publique » a également été organisé lors du CGLE 2014 pour présenter ces travaux