Centre de Ressources et d’Expertise Scientifique sur l’Eau de Bretagne

Etat des lieux des connaissances – Q21

Faut-il et comment hiérarchiser les sous bassins versants les plus contributifs pour cibler les actions ?


> Les questions

> Comment estimer la contribution de chaque sous bassin versant ?

> Comment hiérarchiser les zones du territoire en croisant les systèmes et pratiques agricoles et la sensibilité du milieu ?

> Faut-il et comment décliner des objectifs différenciés à des échelles plus fines de territoire ?


> Les réponses : « Productions » existantes pour répondre à ces questions

> synthèse détaillée

A – Caractérisation des flux et concentrations en azote à l’échelle d’un bassin versant

L’exploitation des résultats d’analyse des nitrates dans les cours d’eau (selon le protocole décrit dans la fiche G du CSEB) permet de construire un arbre des flux à l’échelle d’un bassin versant dont la méthode est décrite dans les fiches E du CSEB.

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La Macro Flux conçue par Agrocampus permet d’effectuer les calculs de flux et de flux pondérés par les débits pour une station donnée.

Par ailleurs, le géoserveur Viviane (> + d’info) fournit des données qualitatives pour différents bassins versants bretons.

L’utilisation de ces outils permet ainsi d’identifier les sous-bassins versants les plus contributeurs aux flux d’azote à l’exutoire.

B – Les indicateurs pour caractériser les « entrées » d’azote sur le bassin versant

Le CSEB recommande d’utiliser comme “indicateur premier” le “bilan d’azote” : les bilans d’azote doivent être connus et donc calculés à l’échelle des BV et mis à jour périodiquement par exemple tous les 3 ans (Avis du CSEB, 2005 – Partie III-1.1).

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Le guide technique « indicateurs d’azote » élaboré par le CORPEN (2006) propose d’une part, des tableaux récapitulatifs des indicateurs de pression, de leur pertinence et de leur faisabilité aux différentes échelles accompagnés de fiches détaillées pour les différents indicateurs Azote.

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Par ailleurs, l’intérêt de la mesure des reliquats azotés est mis en avant dans l’expertise scientifique collective conduite par l’INRA (2012) :

« Les calculs de bilans entrée–sortie de l’exploitation donnent une image plus fine du potentiel de pertes, et peuvent aussi intéresser les agriculteurs pour le pilotage de l’azote sur leur exploitation, comme le montre l’expérience néerlandaise en cours de développement. Cependant, pour avoir une vision plus exacte des pertes d’azote, le recours à des indicateurs fondés sur des mesures de terrain est un passage obligé, à l’instar de ce qui se fait dans plusieurs pays voisins. »

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C – La sensibilité du milieu intégrant la pluviométrie et la nature du sol impacte les fuites d’azote

Un même bilan azoté peut conduire à des impacts différents selon la sensibilité du milieu (INRA, 2012). Les teneurs en nitrates des eaux ne dépendent pas uniquement du niveau de surplus du bilan azoté « sol-culture » mais également de la sensibilité des territoires (pluviométrie, température, composition des sols, ainsi que d’autres sources de variations évoquées : stockage de l’azote dans le sol, pertes gazeuses, inhibition de la nitrification, allongement des temps de résidence dans les aquifères,…).

Dans le cadre du développement de l’outil Territ’eau, la sensibilité du milieu est prise en compte en intégrant la connaissance de la sensibilité du sol et les conditions climatiques. Ainsi, une approche simplifiée et spatialisée est proposée afin de prendre en compte les principaux facteurs influant sur le lessivage de l’azote : 5 zones climatiques ont été définies à l’échelle de la Bretagne et 4 sols “types”.

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Par ailleurs, Le guide technique proposé par le GIS-Sol propose des méthodes pour intégrer la dimension sol dans des outils ou références opérationnels qui serviront à définir des actions de préservation de la ressource en eau, adaptées à la diversité des objectifs et des situations locales. En complément, le programme Sols de Bretagne fournit une base de données permettant d’extraire et de réaliser une cartographie simple de différents paramètres.

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D – Les outils de diagnostic


Des outils ont été développés (où sont en cours de développement) pour réaliser des diagnostics à différentes échelles. Ces outils permettent notamment l’identification des zones vulnérables (sur lesquelles cibler les actions) :
> à l’échelle de l’exploitation : l’outil Syst’N,
> à l’échelle d’un Bassin Versant : l’outil Territ’eau, les outils de diagnostic et méthodes de hiérarchisation des zones d’actions prioritaires sur les aires d’alimentation de captage, l’utilisation du logiciel Nopolu agri notamment sur le BV de l’Aulne.

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Publié le 27 décembre 2012

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