Centre de Ressources et d’Expertise Scientifique sur l’Eau de Bretagne

Etat des lieux Q312

Comment évaluer les conséquences socio- économiques d’un changement de pratiques /
de systèmes agricoles à l’échelle de l’exploitation ?

> synthèse détaillée

Afin d’évaluer les conséquences socio-économiques d’un changement de pratiques / de systèmes agricoles à l’échelle d’une exploitation différents outils et études sont actuellement disponibles principalement pour les élevages bovins.


Concernant les systèmes bovins


→ Des outils de diagnostic technico-économiques à l’échelle d’une exploitation agricole sont disponibles pour réaliser un diagnostic des résultats technico-économiques et simuler des changements de pratiques, de système notamment.

Dans le cadre du projet « Laitop » [http://www.cerel.org/laitop/] un état des lieux des outils disponibles a été réalisé montrant que de nombreux outils existent mais que leur diffusion est très limitée. Parmi ces outils, l’ADAGE 35 propose notamment l’outil de diagnostic « prairie » [http://www.civam-bretagne.org/civam.php?pj=144&ref_rub=27&ref=55].

Des outils permettant d’évaluer l’impact économique (notamment) de scénarios de changements de pratiques à l’échelle de l’exploitation sont en cours de test sur le BV de la Lieue de Grève (Institut de l’Elevage et Chambre d’Agriculture).

→ Des données publiées par l’Institut de l’Elevage fournissent des références technico-économiques pour différents systèmes bovins.

→ Des études visant notamment à comparer les performances technico-économiques de différentes pratiques ou systèmes ont été conduites ou sont en cours par différents organismes (Institut de l’Elevage, Chambres d’Agriculture, AgroParisTech et RAD).

Concernant plus spécifiquement les systèmes à bas intrants l’expertise scientifique collective conduite par l’INRA : « Les flux d’azote liés aux élevages – réduire les pertes, rétablir les équilibres » (INRA, 2012), met en avant que : « Dans les systèmes à bas intrants, l’adéquation entre le potentiel de production des fourrages et le niveau de production des animaux, ainsi que la valorisation des ressources locales pour l’autonomie alimentaire, garantissent une efficience élevée de l’azote à l’échelle de l’exploitation. Plusieurs travaux confirment que, en élevage de ruminants au moins, ces stratégies maintiennent le revenu de l’éleveur, voire l’accroissent dans certains cas, notamment du fait d’une forte baisse des charges opérationnelles et de structure. »

Concernant les élevages hors-sol

→ Peu d’études s’intéressent au rôle du chargement en élevage des porcs sur les performances à la fois économiques et environnementales. Une modélisation conduite dans le cadre du programme Porcherie Verte a fait varier les paramètres d’une exploitation associant élevage de porcs (engraissement) et cultures selon différentes hypothèses de gestion des déjections (lisier, fumier, compost, traitement biologique…) afin d’explorer l’influence du chargement (nombre de porcs produits/ha/an) sur l’évolution de différents critères techniques, économiques et environnementaux.

Des données publiées par l’IFIP (Institut Technique du Porc) fournissent des références technico-économiques pour des systèmes porcins. Peu de données sont disponibles pour les systèmes porcins « alternatifs » (sur paille ou bio).

→ Concernant les élevages avicoles, peu de données sont actuellement disponibles.

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Publié le 23 octobre 2012

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