Centre de Ressources et d’Expertise Scientifique sur l’Eau de Bretagne

Etat des lieux Q313

Comment évaluer les conséquences socio- économiques d’un changement de pratiques /
de systèmes agricoles pour l’ensemble de la filière agricole ?
à l’échelle d’un territoire ?


> synthèse détaillée

> réunion du 11/01/2012

Pour évaluer l’impact économique d’un changement de pratiques / de systèmes agricoles pour les filières « amont » / « aval » à l’échelle d’un territoire, différentes méthodes peuvent être proposées :

→ Observation ex-post (après la survenue des changements) : l’évaluation économique d’un projet consistant à comparer un scénario « avec projet » et un scénario « sans projet » depuis le début de la mise en place du projet.

L’UFR Agriculture Comparée (AgroParisTech) a évalué l’impact du point de vue des agriculteurs et à l’échelle de la collectivité de systèmes herbagers économes en intrants en utilisant une telle démarche.

→ Simulation de l’impact pour les années à venir : Les modèles économiques composés d’une banque de données économiques et d’équations représentant les liens entre les différents secteurs d’activités permettent de simuler l’impact d’un changement :

• Les modèles d’équilibre partiel permettant d’évaluer les impacts économiques directs.

L’Irstea (ex Cemagref) développe de tels modèles afin d’évaluer les coûts pour les agriculteurs, engendrés par la mise en œuvre de Bonnes Pratiques Agricoles (BPA). Ce type de modèle est actuellement utilisé par l’Irstea couplés avec les modèles agro-hydrologiques afin de conduire une évaluation coût-efficacité de bonnes pratiques agricoles proposées sur différents bassins versants.

• Les modèles d’équilibre général et les modèles Input-Output permettant d’évaluer les impacts économiques directs et indirects (effets redistributionnels sur d’autres secteurs et/ou zones géographiques que celles visées initialement par le changement).

L’UMR SMART (INRA) a développé un modèle EGC (Equilibre général calculable) pour simuler l’impact d’un choc sanitaire (épizootie de fièvre aphteuse) à l’échelle de la Bretagne, sur les exploitants agricoles et les filières « amont » et « aval ».

Dans sa thèse M. Cordier a utilisé un modèle Input-Output pour estimer l’impact de deux scénarios de restauration de surfaces de nourriceries potentiel (habitat nécessaires au développement des populations de poissons marins) à l’échelle de la région Haute-Normandie. L’impact est mesuré sur le PIB, l’emploi, la surface d’habitats aquatiques, sur la biomasse de poissons marins, etc.

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Publié le 23 octobre 2012

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