Centre de Ressources et d’Expertise Scientifique sur l’Eau de Bretagne

Projet collaboratif socio-éco

Exercice de prospective et de simulation de l’impact agro-socio-économique du changement de pratiques / de systèmes agricoles dans un objectif de reconquête de la qualité de l’eau (titre provisoire)

Comment accompagner le changement de système et/ou de pratiques en agriculture dans un objectif de reconquête de la qualité de l’eau (azote) ? Quelles sont les conséquences techniques et économiques de scénarios de changement en agriculture ?


Sommaire

A – Présentation du projet


B – Les territoires pilotes bretons


C – Proposition d’organisation du projet


D – Contribution des équipes scientifiques au projet


E – Les connaissances nécessaires – disponibles – à acquérir


F – Etudes, travaux, réflexions sur des thématiques proches et/ou sur des territoires hors Bretagne



A – Présentation du projet

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Ce projet vise, sur de territoires bretons volontaires (à l’échelle de territoire de SAGE ou de bassins versants), à accompagner les réflexions sur le changement de pratiques et/ou systèmes agricoles, dans un objectif de reconquête de la qualité de l’eau :


1/ en accompagnant (via un exercice de prospective) les acteurs du territoire dans l’élaboration de « futurs possibles » de pratiques et/ou de systèmes agricoles (visions) et dans l’étude des trajectoires socio-économique et technique pour l’atteinte de ces « futurs possibles » (à quelles conditions est-ce possible ? quel chemin emprunter ?). Ce sont les acteurs du territoire qui élaborent les « futurs possibles » et étudient trajectoires,


2/ en simulant les impacts sur la qualité de l’eau de ces « futurs possibles »,


3/ en simulant les impacts économiques de ces « futurs possibles » à l’échelle du territoire ; cette simulation économique devant intégrer les impacts économiques directs et indirects (impacts sur les filières amont-aval et l’ensemble des emplois induits par la production agricole, bénéfices d’une reconquête de la qualité de l’eau, …).

Il s’agit dans le cadre de ce projet de mobiliser les outils et connaissances existantes et de les intégrer pour apporter des éléments de réponse opérationnels aux acteurs de la gestion intégrée de l’eau.


Les attendus du projet :


> mettre en œuvre une démarche sur des territoires pilotes volontaires pour accompagner le débat entre les acteurs du territoire sur les dynamiques de changement et les leviers à mobiliser


> simuler les impacts économiques (directs et indirects) d’un changement de pratiques / de système agricole à l’échelle d’un territoire


> apporter un éclairage agronomique sur les trajectoires d’évolution des pratiques / systèmes agricoles et leurs impacts environnementaux


> construire des outils mobilisables par d’autres territoires pour accompagner 1/ dans la réflexion sur les trajectoires d’un changement de pratiques ou de systèmes agricole 2/ dans l’évaluation des conséquences notamment économiques de ces changements.



La méthode : une démarche prospective


La construction de scénarios d’évolution des pratiques agricoles est complexe en raison de l’incertitude relative à l’environnement politique et économique du secteur agricole.

L’exercice prospectif vise à envisager comment les acteurs du territoire parviendront à s’adapter à différentes hypothèses de changements en construisant différents scénarios cohérents. L’approche participative via la mise en place d’ateliers de prospective semble appropriée pour permettre une consultation de différents experts (notamment scientifiques) tout en permettant le débat d’idée et l’approche de consensus pour définir des scénarios représentant, au mieux, l’ensemble des possibles.



Les “futurs possibles” ne sont pas des compromis


Dans le cadre d’un exercice prospectif, les scénarios (futurs possibles) qui en résultent sont des scénarios virtuels. Différents futurs possibles doivent être proposés. La définition des scénarios en lien avec l’objectif (ou les objectifs) visé(s) doit intégrer l’ensemble du champ des possibles (« il ne faut rien s’interdire a priori ») et distinguer des futurs « idéalistes », des futurs plus « réalistes ». Dans le cadre d’un tel exercice, les scénarios d’évolution sur le territoire ne doivent pas être le résultat de compromis. Cet exercice nécessite donc de la part des participants une certaine ouverture d’esprit favorable à une certaine créativité dans l’élaboration des futurs possibles et la réflexion sur les trajectoires.

Concernant plus spécifiquement la simulation de l’impact économique de ces scénarios, la faible sensibilité du modèle ne permettra pas de mettre en évidence d’éventuels impacts si les scénarios imaginés sont trop proches des situations actuelles sur les territoires, d’où l’intérêt de partir de scénarios « idéalistes » ou « extrêmes » dans le cadre d’une démarche prospective.



Une nécessaire connaissance des territoires et un accès au données


Un préalable important à la mise en place d’un tel projet est de comprendre le contexte socio-agricole du territoire visé. La constitution du collectif en charge de l’exercice doit s’appuyer sur les dynamiques sociales en place en intégrant les acteurs pertinents du territoire. Par ailleurs, afin de pouvoir réfléchir à des trajectoires d’évolution pour l’atteinte de « futurs possibles » la compréhension des différents systèmes agricoles en place est nécessaire.

Un minimum de connaissance des systèmes hydro-écologiques du territoire est nécessaire pour pouvoir simuler les impacts environnementaux des scénarios. L’accès à certaines données économiques et par ailleurs nécessaire afin de pouvoir alimenter la simulation économiques (nombre d’emplois par secteur d’activité, productions du territoire, comptes d’exploitation des entreprises du territoire, …)

B – Les territoires pilotes bretons

Critères de choix proposés par les membres du bureau : (i) répartition géographique des territoires à l’échelle de la Bretagne, (ii) intégration des grands types de production : bovin lait, volaille, porcin et légumes, (iii) mobilisation des acteurs du territoires pour participer à cet exercice : il convient de s’assurer en amont de la volonté des acteurs agricoles sur ces territoires d’être impliqués dans une telle démarche.


Au regard de ces critères, parmi les territoires candidats connus à la date du 13 septembre 2013, ceux proposés par le bureau du Creseb sont :


Territoire

Spécialisation des exploitations agricoles

Localisation géographique

BV de l’Elorn

Légumes notamment

29

BV du Blavet

Volaille

56

BV de la Haute Rance

Porc et lait

22 / 35

Territoire du SAGE Couesnon

Lait

35




Baie de Douarnenez

Lait dominant et porcins

29

Lieue de Grève

Lait dominant

22


“Motivations” des structures de BV/SAGE

Blavet [__fg_link_8__] Haute Rance [__fg_link_9__] Elorn [__fg_link_10__]
Couesnon [__fg_link_11__] Baie de Douarnenez [__fg_link_12__] Lieue de Grève [__fg_link_13__]

C– Proposition d’organisation du projet

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D – Contribution des équipes scientifiques au projet



E – Les connaissances nécessaires – disponibles – à acquérir [à compléter par les scientifiques et les territoires]


Connaissances disponibles ou à acquérir

Sources de données générales

Etudes spécifiques conduites sur les territoires

Connaissance des systèmes agricoles sur le territoire et de leur répartition géographique

> comprendre les systèmes agricoles présents sur le territoire pour accompagner la réflexion sur les trajectoires

> identifier les personnes ressources pour participer au collectif de prospective


> Données sur l’utilisation du territoire – TERUTI-LUCAS (2008) http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/publications/chiffres-et-donnees/article/l-utilisation-du-territoire-en-5198

> Les données du service statistique de la Draaf de Bretagne : http://draaf.bretagne.agriculture.gouv.fr/Informations-statistiques

> Agreste (site national de la statistique, de l’évaluation et de la prospective agricole) : http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/

> Diagnostic réalisé dans le cadre du PAAR (Plan agricole et agroalimentaire régional)

http://www.bretagne.pref.gouv.fr/Les-actions-de

Publié le 24 juillet 2013