Rivages Normands 2100

Ressource | Projet de recherche, étude | Publié le 01 mars 2022
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Type : Programme de recherche
Début de projet : 2018
Durée : 7 ans
Porteurs : Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes (OSUR), DREAL Normandie
Financeurs : AESN, Etat, OSUR, Région Normandie, IRISA, sites pilotes

Impact du changement climatique sur l’évolution de 2030 à 2100 des risques hydrogéologiques le long des côtes basses de Normandie

Le projet Rivages Normands 2100 est un programme de recherche piloté par l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes (OSUR) et la DREAL Normandie. Il porte sur l’évolution des risques hydrogéologiques littoraux (salinisation, inondation) en lien avec l’élévation de la mer et le changement climatique.

Inondation : préfiguration des risques futurs

Les nappes d’eau souterraine littorales se rechargent rapidement et se vidangent lentement. En cas de recharge importante, le réservoir aquifère peut déborder ce qui génère des inondations. Les débordements de nappe interviennent dans les points bas du littoral mais aussi en pied de paléofalaise. Ils affectent les activités agricoles ainsi que les infrastructures et les bâtiments, et provoquent différents types de dommages : inondation, déformation du bâti, vieillissement des réseaux, problèmes sanitaires. En Normandie, 2.6% du territoire est situé sous le niveau marin actuel. La DREAL Normandie a élaboré des cartes d’aléa qui témoignent des risques actuels. Rivages normands 2100 préfigure les risques futurs.

Risque de salinisation des eaux souterraines

Rivages normands 2100 s’intéresse au risque de salinisation des eaux souterraines en bordure de mer. Dans les aquifères littoraux, les eaux salées se trouvent à grande profondeur et ne représentent en général aucune menace pour les activités de surface. Cependant, à la faveur de pompages mais aussi du drainage des zones humides, le biseau salé peut remonter et contraindre certaines activités ou aménagements. L’élévation du niveau marin et la diminution des flux d’eau douce provenant du continent, tel que prévu par les scénarios du GIEC, vont favoriser la pénétration et la remontée du biseau salé dans le futur. Le sel pénètre aussi dans les marais via des surverses de la mer, en période de vives-eaux. Ces surverses seront de plus en plus fréquentes dans le futur.

Une communauté d’acteurs

Le projet Rivages normands 2100 fédère une communauté d’acteurs autour d’un objectif commun : la gestion des risques hydrogéologiques littoraux.

  • Des chercheurs de l’Université de Rennes et de Caen
  • Des ingénieurs de l’Etat et de l’AESN
  • De nombreuses collectivitésDeux syndicats de production d’eau potable

Des sites pilotes

Cinq sites pilote représentatifs des situations rencontrées (Zones urbaines, agriculture, production d’AEP, santé, micro/macro économie, biodiversité et patrimoine) font l’objet d’études approfondies à partir desquelles les connaissances sont régionalisées.

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